Un parc national au rabais ?
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l’Assemblée Nationale et nos calanques

30 novembre- 2005, la député marseillaise Sylvie Andrieux déclare à l’Assemblée Nationale (extraits) au cours de l’examen du projet de loi réformant le contenu des Parcs Nationaux :

Inclusion de « La nouvelle loi sur les parcs naturels est censée compléter l’arsenal juridique relatif à la protection du patrimoine naturel et réformer la gouvernance de ces espaces naturels protégés . Si nous pouvons être d’accord sur l’objectif, nous ne pouvons l’être avec les propositions qui nous sont faites, qui conduiront inévitablement à un enchevêtrement des compétences entre l’Etat et des collectivités en matière d’environnement, mais aussi, et sans doute est-ce là le plus préoccupant, à une divergence de plus en plus radicale entre leurs objectifs. Alors même que l’environnement est l’une des principales préoccupations de nos concitoyens, le schéma actuel, qui demeurerait, conduit à opposer la protection de la nature, responsabilité de l’Etat, au développement économique, responsabilité des acteurs socioprofessionnels, alliés aux collectivités locales. Dans ces conditions, seul un partenariat honnête fondé sur des règles de négociation et d’aménagement précises et transparentes pourra permettre de fixer des objectifs en matière de protection de la nature, partagés par tous. (...). Cette situation trouve ses racines dans les très nombreux conflits qui ont accompagné la naissance d’une politique de protection de la nature, définie et mise en œuvre par un Etat très centralisé, en partenariat avec les associations de protection de la nature. Si le texte qui nous est présenté assouplit la gestion des parcs nationaux, certaines mesures sont toutefois d’une tout autre inspiration. (...)Alors que la loi prévoit une contribution égale de la part de l’Etat et des collectivités, il ne contribue par exemple qu’à hauteur de 160000 euros au budget du GIP des Calanques, lequel a pour but de proposer un projet de parc sur le site des calanques de Marseille à Cassis et dispose d’un budget annuel de 787000 euros, alors que la département apporte 162000 euros. Cela rappelle à s’y méprendre ce qui s’est passé, notamment dans les régions, lors de l’acte II de la décentralisation, où de nouvelles compétences leur ont été déléguées sans être convenablement compensées. Le principe « qui paie décide » devrait s’appliquer. Si l’Etat s’engage dans le pilotage des parcs, il doit participer à leur financement. »