Devenir végétarien, c’est bon pour vous et bon pour la planète
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La Terre se porterait mieux si l’on mangeait de moins en moins de viande

Parce qu’elle favorise les fruits, les légumes et les produits céréaliers, l’alimentation végétarienne fournit des quantités appréciables de fibres et d’antioxydants comme de la vitamine C, par exemple. Or, ces éléments sont reconnus pour leurs effets protecteurs contre diverses maladies cardio-vasculaires et certains cancers. Il est plus facile de contrôler sa consommation de matières grasses, surtout les gras saturés, avec une alimentation végétarienne puisque celle-ci n’inclut pas de viandes. Et si vous souhaitez effectuer une bonne action quotidienne pour limiter le réchauffement de la planète en vous procurant une automobile hybride, ce sera un excellent début, mais votre contribution sera encore nettement plus écologiquement responsable si vous deveniez végétarien ! (bien sur, l’idéal est de combiner les deux)

En effet, les végétariens polluent encore moins que ceux qui roulent à bord d’une automobile hybride : une différence d’une demi-tonne d’émissions polluantes ; c’est ce qu’affirment des géophysiciens de l’Université de Chicago, aux États-Unis.

Ces scientifiques ont comparé la quantité annuelle d’énergie fossile nécessaire pour, d’un côté, nourrir un végétarien, et de l’autre, une personne qui ingurgite les menus de type américain moyen, composés à 28 % de sources animales (viandes, charcuteries...).

Pour ce faire, ils ont tenu compte de la quantité de combustibles fossiles consommés par l’ensemble de la filière alimentaire (agriculture, industrie de la transformation, transport) de même que des émissions de méthane et d’oxyde nitreux provoquées par la fertilisation des sols et par les cheptels eux-mêmes.

Aux États-Unis, la production alimentaire est de plus en plus énergivore. Elle accaparait 17 % de toute l’énergie fossile consommée en 2002, contre 10,5 % en 1999.

Ainsi, un végétarien génère annuellement une tonne et demie d’émissions polluantes (1 485 kg) de moins qu’une personne suivant le régime alimentaire de type américain. À titre comparatif, une auto hybride, qui fonctionne avec une batterie rechargeable et à l’essence, laisse échapper une tonne de dioxyde de carbone (CO2) de moins par année qu’une auto roulant exclusivement à l’essence.

À défaut de devenir complètement végétarien, faire passer de 28 % à 20 % la composition animale du régime américain équivaudrait, pour l’environnement, à remplacer son auto conventionnelle par une voiture hybride - les mensualités en moins !

Manger moins de viande serait non seulement bénéfique aux écosystèmes, mais aussi à la santé des individus eux-mêmes. Les chercheurs rappellent que de nombreuses études associent en effet la consommation de viande rouge aux troubles cardiovasculaires, et même à certains cancers.

Pour ces deux types de régimes alimentaires, ces chercheurs ont estimé la consommation à 3 774 calories, par jour, par personne, à partir des données sur la production alimentaire aux États-Unis. La différence entre les besoins individuels, établis en moyenne à 2 100 calories, et ces 3 774 calories tient compte de la surconsommation alimentaire typiquement yankee.

(article réalisé à partir de dépêches du New Scientist Magazine et l’Agence Science-Presse)